éco-responsabilité

       Organiser un festival de musiques actuelles au 21ème siècle, c’est tomber dans quelques travers énergivores de notre société de consommation, une société du spectacle qui aime diffuser la musique avec amplification, en générale la nuit à grand renfort de lumières artificielles, en faisant venir des vedettes et des stars du monde entier en avion pour quelques heures à peine, et en mobilisant le public le plus nombreux possible et du plus loin possible, avec d’importants moyens de communication, beaucoup d’impressions et d’encres chimiques,… Bref, rien d’écologique dans notre activité, aussi noble et belle soit-elle. Sans parler des déchets générés par le public, ou des risques de contamination liées à la proximité en plein crise sanitaire. 
      Conçu en pleine crise pour contribuer à bâtir le monde d’après, le festival Jazz à la Petite France a souhaité dès sa première édition se développer sur un autre modèle, plus durable, à inventer et bâtir peu à peu.

       En 2021, pour la 1ère édition, l’identité du festival est pensée pour obtenir le bilan carbone le plus bas possible, dans un souci de respect de l’environnement et de contribution à la transition écologique. Nous avons précisé certains principes suite à la parution du rapport du Shift project en novembre 2021, concernant le secteur culturel. Ce rapport analyse et synthétise les bilans carbones de plusieurs festivals et opérateurs du secteur, afin d’établir des recommandations appropriées. Il est consultable depuis ce lien.

Jazz à la Petite France :

• Crée des circuits courts entre artistes et publics, privilégiant la diffusion d’artistes régionaux ou en tournée sur le territoire; les artistes viendront en train ou en voiture (afin d’éviter avion et tour bus, énergivores); le public vient de la ville et de l’Eurométropole de Strasbourg, d’Alsace et de la région Grand Est, du bassin rhénan limitrophe;

• Se déroule en hyper-centre, sur un site desservi par tous les transports en commun, accessible en vélo facilement, à 10 minutes à pied de la gare SNCF, recommande le covoiturage, est peu accessible en voiture (zone historique piétonnière);

• Se déroule principalement durant la journée et se finit à la tombée de la nuit;

• Alimentation électrique par branchement au réseau urbain d’électricité;

• Respecte les contraintes sanitaires; se déroule en plein air dans un vaste espace;

Ne fabrique pas de plastique et d’éco-cups : nous préférons louer ceux d’autres festivals partenaires. Nous refusons le flocage personnalisé (impression du nom du festival sur les verres), très polluant. Idem pour les jetons monnaie ;

• Propose des produits bios et locaux au public pour les boissons et l’alimentation, 100% des produits en 2022 ;

Supprime la viande rouge de l’alimentation proposée au public en 2022, met en place un catering végétarien en 2022;

• Met en place le tri des déchets en 2022;

• Choisit des prestataires « verts » dans une démarche de respect de l’environnement pour l’impression des outils de communication;

• S’associe à l’association Nigloo pour l’installation et la gestion de toilettes sèches sur site;

Co-finance des «puits de carbone » en soutenant financièrement des projets de reforestation ou de restauration de forêts dégradées, afin de compenser autant que possible nos émissions carbones : une démarche est engagée pour contribuer au reboisement de la forêt domaniale de Drusenheim (67), suite à sa détérioration due à la Chalarose et aux périodes de sécheresse cumulées depuis 2018. Ce projet a obtenu le « label bas carbone » du ministère de la Transition écologique.

• La Sturm Production est membre du réseau national Arviva « Arts vivants, arts durables », qui réfléchit au redéploiement le plus écologique possible de nos activités.
 

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